Fin novembre

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Jour 3 – la puanteur des bas fonds.

Est-ce que ça vous est déjà arrivé de vous retrouver allongé par terre. La tête à deux doigts du vomi qu’un ivrogne a laissé là? Ca m’est arrivé. Et c’est absolument dégueulasse.

Au moment où je m’apprête à écrire que ce monde est vraiment full of shit, je vois passer une adorable fillette. Écharpe imprimée dalmatien. Petit sourire collé sur son joli visage. Elle a de gros yeux hérités de sa mère (mais c’est beau. Moi j’aime bien les gros yeux globuleux). Elle porte des collants roses avec des coeurs. Seule fausse note, la gosse n’a ni gants ni bonnet alors que ses mimines sont rouges pivoines. Ça jure avec le rose.

Le bonnet c’est hyper important. On perd 30% de notre chaleur corporelle par la tête. Je ne porte pas le mien non plus.

D’ici quelque temps avec le réchauffement climatique, on n’aura plus besoin de bonnet. Sauf en cas de vents extrêmes ou de pluies acides.

Cette gamine est en train de démolir mon réquisitoire à l’encontre de ce monde merdique. Je me dis que peut-être je devrais faire preuve d’un peu de finesse. Le monde n’est pas si manichéen.

Mais allez! Putain ! Soyons manichéens. Soyons injuste. Exagérons un rien pour en faire un TOUT immensément grand. Gigantesquement énorme. Tellement gros que ce serait le comble de la vulgarité et du dégueulasse. J’ai mal au coeur rien que de repenser au souvenir olfactif du vomi. L’odeur remonte dans mon nez. Elle touche mes nerfs. Et mon cerveau dit: « beurk mais qu’est-ce que c’est que cette odeur dégueulasse de merde qui pue?« . C’est que je me suis évanouie dans le métro. Claustrophobie.

Incapable de bouger. Accablée par le malaise. Je ne suis pas à même de me défendre. Le monde puant et nauséabond s’étend sur moi. Bordel. Mes cheveux propres inondent le sol crasseux. Chéri. Les pompiers. Tout va bien se passer. Ca va aller.

Je ferme les yeux. J’ai pourtant vu de belles choses. Jadis et il y a 30 secondes à peine. J’ai pourtant vu jaillir des caniveaux débordants de merde des gerbes de magnifiques fleurs. Les pétales doux et colorés, exhalaient une petite odeur de miel. Du bout des doigts, on peut sentir du velours. Si on ferme les yeux, on voit bien que toutes les couleurs de l’arc en ciel y sont.

J’ai vu aussi virevoltant dans la fumée épaisse que crachent les usines, des millions de papillons. Leurs immenses ailes bordées de plumes et de douceurs battent si fort qu’elles chassent les particules de fumée au loin.

C’est sans compter aussi, les milliards de sourires qui fendent les visages. Oui j’ai vu ça et c’était bien. Oui. C’était beau.

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