Carnet de voyage d’Hugo – les 4000 îles

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Vers 8 heures du matin, je quitte Pakse direction les 4000 îles. Le minivan fait des zig-zag  pour éviter les nids de poule, les chiens, les enfants et les vaches qui bordent notre route. La végétation est toujours dense, verte et l’eau permanente. Les maisons éparses sur pilotis  hébergent  les famille toujours  affairées sur l’eau. C’est la saison des pluies et j’en prends toute la mesure en regardant mes compagnons de voyage  sortir du van pour descendre le Mekong en kayac. Ils embarquent sous une pluie diluvienne. Je suis bien heureux de rester à l’abri pour  rejoindre l’île de Don det après trois heure de voyage.

L’île se situe au milieu d’une kyrielle d’îles et d’ilots entre les berges du Mekong. Les guest house et autres bungalows foisonnent au bord du fleuve et accueillent les touristes. C’est accompagné d’un jeune explorateur japonais, Mossa 18 ans et toutes ses musiques dans son iphone, que je choisi mon hébergement tout en bois. Une chambre, un lit double, une moustiquaire, un toilette douche et une terrasse sur fleuve. Après un déjeuner rapide nous décidons de partir à velo  découvrir l’île.

Nous pédalons au bord des rizières et  sillonnons entre les vaches et les paysans toujours entourés de couleurs vives et réchauffés par la température. Au bout de Don det nous arrivons  sur  une plage de gros sable qui semble comme  prise en étau par les puissants courants du fleuve. Le bar de la plage est déserté, pour passer le temps et laisser tomber la pluie, nous discutons avec le barman, sa femme et ses trois enfants qui dormaient paisiblement.

Nous repartons sous une pluie battante,  les rares touristes croisés  sont tous  empaquetés sous d’inesthétiques ponchos en plastique pour se protéger de la pluie. J’ai bien fait de partir torse nu sur mon vélo,  mon unique polo resté au bungalow restera sec, mes chaussures et mon  short sont liquéfiés et n’auront sans doute pas le temps de sécher dans la soirée… La nuit arrive tôt en cette période de l’année, nous prenons le temps pour un dîner frugal avant qu’une  soudaine coupure d’électricité nous plonge définitivement dans l’isolement des îles du Mekong. Je repars le lendemain les pieds bien humides vers le cambodge.

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